Une actrice des Filles d’à côté balance sur les conditions de tournage

Pendant des années, elle a donné vie à Mme Bellefeuille, la voisine amoureuse de Marc. Aujourd’hui, Dan Simkovitch garde un souvenir amer de ses années passées chez AB Prod.

Plus de quinze années se sont écoulées depuis qu’elle a fait ses adieux à sa filleule Adeline (Adeline Blondieau), son voisin adoré Marc (Thierry Redler) et Gérard, le prof de sport dans la série d’AB Les filles d’à côté. Dan Simkovitch, c’était Georgette Bellefeuille, la rouquine ronde qui n’avait d’yeux que pour le voisin des Filles.

Quand elle a fait ses débuts chez AB, « le personnage n’était prévu que pour un seul épisode, raconte-t-elle à Uneidole.fr. Mme Bellefeuille, c’était juste une grosse nana coincée dans un appareil de gym. Elle est conne ! Pas naïve. Pour moi, au départ, ce rôle, c’était juste un cachet pour rester en règle vis-à-vis des Assedic. » Puis, son personnage est rapidement devenu récurrent. Mais pour assurer le volume d’épisodes à fournir, les journées de travail étaient particulièrement remplies : « Nous tournions du lundi au jeudi, de 8 heures du matin jusqu’à 22 heures le soir, explique-t-elle. J’avais un contrat pour chaque épisode. Le texte arrivait la veille dans le meilleur des cas, sinon c’était le matin même du tournage. »

Ses répliques n’étaient guère difficiles à enregistrer, elle passait son temps à s’émerveiller devant Marc Malloy. « Même si Patricia Bitschnau, la scénariste a beaucoup de talent, un épisode écrit en trois heures reste un épisode écrit en trois heures. Je ne pouvais pas trouver ça bien, même si je prenais quand même du plaisir à le faire. Même lorsque Jean-Luc Azoulay écrivait un texte à deux niveaux, avec toujours des connotations un peu sexuelles… Je faisais semblant de ne pas comprendre et je changeais quelques mots. Le côté sexuel passait à la trappe. »

Un jour, alors que Dan tournait un nouvel épisode des Filles d’à côté, elle a eu un accident et s’est retrouvée avec les ligaments du genou déchirés. Deux (...) Lire la suite sur voici.fr