L'amour est dans le préCe soir, je me sens un peu comme une Padawan. Oui, UNE ! Ah oui, parce que ce soir, ce n'est pas Florent Borely qui écrit. Oui, je sais, son pseudo est écrit et tout, mais il a pris des vacances, le saligaud. En plein mois de janvier, histoire de rien faire comme tout le monde. Il aurait pu partir à Noël comme une personne normale mais non. Du coup, il a eu comme un problème, il a oublié que ce soir, c'était la première de L'amour est dans le pré. Il m'a appelée complètement paniqué en me disant qu'il fallait que je lui sauve la vie en écrivant le résumé de l'émission. Je me suis un peu sentie comme une héroïne. Le problème, je vous le dis tout de suite, c'est que je n'ai jamais, mais alors jamais regardé un épisode de L'amour est dans le pré. Alors je lui ai dit : « Je suis ton Padawan, apprends-moi ce qu'il faut savoir. » Il a essayé, j'ai rien compris. Du coup, j'y vais à l'aveuglette. Karine charmeuse En fait, quand je regarde le générique de début, ça a l'air plutôt simple. C'est juste des agriculteurs qui cherchent l'amour et qui s'inscrivent à l'émission. Je vois pas pourquoi il en a fait tout un foin (sans mauvais jeu de mots) en essayant de m'expliquer le pourquoi du comment avec les anciens candidats. D'après ce que j'ai compris, ça fait un bail que Karine Le Marchand présente l'émission. Et apparemment, ce soir, on ne commence pas tout de suite les choses sérieuses, on va y aller doucement en commençant par présenter les sept premiers candidats. La semaine prochaine aussi, tiens. Allons bon. On commence donc dans le Gers avec Pierre, un producteur d'armagnac et céréalier. Un petit producteur d'alcool histoire de se mettre dans l'ambiance. Il a même une machine à l'ancienne, je sais pas trop comment ça s'appelle. « La belle bête ! » s'exclame Karine. Elle serait pas un peu lubrique la dame ? Non, mais je dis ça, elle a quand même dit « Tu me le montres ton alambic ? C'est pas une cochonnerie quand je dis ça » alors qu'elle connaissait Pierre depuis quelques minutes. Après, c'est pas mon problème hein... Mais Pierre le céréalier ne se laisse pas conter fleurette comme ça, il a l'air d'un mec tranquille et sérieux. « Je n'ai pas de problème avec la couleur de peau », explique-t-il quand Karine lui demande ses critères physiques. En même temps, il allait pas dire : « J'aime pas les noires. Pis les chinoises non plus. Et puis tant qu'à faire, si elle pouvait ne pas être rousse. Et pas trop blanche non plus. En fait, il faudrait que sa couleur de peau s'accorde parfaitement à la mienne. » Je suis pas sûre mais je crois que ça passe pas trop à la télévision. Et maintenant, on va directement dans le Rhône, près de Lyon, pour rencontrer Bertrand, à peine 26 ans. Honnêtement, avant de regarder cette émission, je pensais que c'était fait pour les désespérés de l'amour. À 26 ans, je doute que Bertrand soit désespéré. Sauf que son travail a l'air un peu prenant quand même. Il est maraîcher-fruitier et éleveur de vaches laitières. Une centaine de vaches tout de même. Si t'aimes pas le lait, t'es mal. J'aime pas le lait. En même temps, ça tombe bien, j'ai pas l'intention de me fiancer à un agriculteur. Mais je dois cesser de m'égarer. Ah oui, je vous préviens, parfois mon cerveau prend des vacances sans me demander la permission. Souvent, ça donne des choses sans queue ni tête mais je me soigne. Revenons à nos moutons. Ou plutôt à nos vaches. Laitières donc. « Je suis amoureux de mes vaches » clame Bertrand, qui jette tout de même des regards tendancieux à Karine. Mais l'animatrice est là pour une raison : mais pourquoi Bertrand cherche-t-il l'amour ? Serait-ce un manque affectif ? Effectivement, le jeune homme évoque avec émotion les suicides de sa sœur et de son meilleur ami. Certes. Ce genre de choses me met mal à l'aise. J'aime pas trop quand on joue sur des drames personnels pour créer l'instant émotion dans ces émissions. Après, c'est un avis qui n'engage que moi. « Mais qu'est-ce que tu touches ? » « Les glaouis » Bon, du coup, je vais passer directement à Thierry. Il est magique, Thierry. Il me rappelle toute mon enfance avec sa ferme remplie d'animaux, sa bedaine, ses cheveux blancs, sa grosse voix rieuse et son marché aux bestiaux. Oui, j'ai grandi loin de la capitale et je passais la majorité de mes étés dans un tout petit village fermier alors forcément, des trucs comme ça, ça m'émeut. Et quand Thierry s'affaire autour de ses bêtes, Karine s'étonne : « Mais qu'est-ce que tu touches ? » « Les glaouis » répond Thierry. Pour les moins habitués au langage fleuri des campagnards, sachez qu'il s'agit tout simplement, pour rester polie, des testicules. Je préfère ne pas vous donner le terme exact, ce ne serait pas politiquement correct... Thierry a été marié pendant onze ans et vit seul depuis le décès de sa femme en 2006. Il a bien essayé les agences matrimoniales (ça existe encore ?!) mais ça n'a pas donné grand-chose. Il tombait sur « des personnes que ça va pas du tout, des personnes qui passaient toute la journée au lit pour faire du crac-crac ». C'est un scandale ! Des femmes qui veulent « faire du crac-crac », c'est bien connu, les hommes détestent ! Message personnel pour Thierry : j'ai deux ou trois amis qui veulent bien leur numéro en fait. Bon allez, on passe à autre chose avec... une femme. Jeanne, 60 ans, qui cumule son travail de kiné avec celui d'éleveuse de vaches et de brebis. Fort caractère, la madame, typiquement le genre de personnes que j'aime pas trop. Trop rentre-dedans. Je dis pas, il m'arrive aussi d'oublier de tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler, mais alors là, c'est trop. J'ai même l'impression que pour le coup, Karine doit faire appel à son professionnalisme pour ne pas s'énerver. Elle réussit bien d'ailleurs. Fort heureusement, le fils de Jeanne est là pour tempérer sa maman. Du haut de ses 23 ans, il a bien l'intention de reprendre l'exploitation. Peut-être qu'avec la retraite, Jeanne deviendra un peu plus coolos. Parce que là, je souhaite bon courage à celui qui voudra réussir à briser sa carapace d'acier. Nouveaux candidats maintenant : des jumeaux. Allons bon, me voilà bien. Déjà que c'est la première fois que je regarde l'émission, si en plus on me colle des jumeaux, je ne vais jamais m'en sortir. En plus, Jo(seph) et Rémi se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Comment voulez-vous que je les distingue. Je suis fortement tentée de les appeler Jumeau 1 et Jumeau 2. Mais ce sera pareil en fait. Bon, je tenterais de régler le problème plus tard. Karine débarque dans l'exploitation pour saluer les frangins, habillée comme il se doit. Ou pas. Du coup, ils lui enfilent une combinaison pour la protéger. « Vous êtes sûrs que ce n'est pas pour me traire ? » rit-elle. Nom de... J'allais sortir une vieille blague salace mais je vais m'abstenir, je suis polie comme fille. Interrogatoire des jumeaux en règle, bla bla bla. Mais Karine, pour ne pas tomber dans la routine, a décidé d'instaurer des questions bêtes. Question 1 : « Est-ce que tu préfères une femme élégante, mais coincée, ou vulgaire mais rigolote ? ». Question 2 : « Est-ce que tu préfères une fille très, très poilue ou une qui transpire énormément ? ». Et question 3 : « Est-ce que tu préfères une femme qui a mauvaise haleine ou une femme qui sent très fort des pieds ? » Sinon, il existe aussi des femmes normales, genre pas trop coincées, un peu rigolotes, avec des jambes épilées, sans gros problèmes de transpiration et qui se lavent les dents. J'ai même entendu dire qu'il existait un déodorant pour pieds. Je sais pas, j'en ai jamais utilisé, j'ai pas besoin de tous ces trucs-là, je suis parfaite. C'est simple, au réveil, on dirait que je sors de chez le coiffeur et je sens toujours le muguet même après mon jogging (et le premier qui me sort un quelconque rapport avec du désodorisant pour toilettes, je le zigouille). Le feeling au toucher Dernier agriculteur visité ce soir : Philippe, 54 ans. C'est un bon vivant, ça se voit tout de suite. Un épicurien dans l'âme. D'ailleurs, ça se voit tout de suite : il a deux maisons. Une pour y vivre tranquillou et une pour faire la fête avec ses amis avec des bonnes bouteilles. Ah bah, ça va, la vie est belle ! Philippe a vécu 30 ans avec la même femme mais il l'a trompée et leur histoire s'est finie en eau de boudin. C'était peut-être pas la meilleure chose à dire dans une émission où on veut rencontrer l'amour... Je sais pas s'il nous fait une crise de la cinquantaine mais il recherche une femme entre 30 et 40 ans, voire 45 mais faut pas pousser trop loin. De toute façon, avec lui, le feeling se fait au « toucher ». Petit regard faussement outré de Karine Le Marchand. Allez, c'est bon Karine, tu nous la fais pas à nous, on te connaît ! Bon, c'est déjà la fin. Un bon petit air printanier dans cette émission, ça fait du bien. Je ne sais pas encore si Florent a l'intention de prolonger ses vacances. De toute façon, s'il ne m'envoie pas de carte postale ou s'il ne ramène pas un saucisson, il y a de fortes chances que vous ne le revoyiez jamais. Je me serais personnellement occupée de son cas. J'espère que vous avez bien apprécié ce résumé, et je vous dit à la semaine prochaine. Enfin peut-être...
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L’amour est dans le pré : C’est reparti !
Par Florent Borely | Le blog Télé-réalité – mer. 22 févr. 2012 17:25 HNECArticles les plus lus

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