Myriam
est toute triste. Sa grande copine, Frédérique la judokate, est partie. La seule
qui pouvait rivaliser un peu avec elle en abdominaux et en développé-couché.
Qui plus est, les ex-Jaunes lui ont jeté quelques javelots en guise de piques
au Conseil, parce que madame fait sa reine du bal sur le camp au lieu de
chercher du bois.
Au
petit matin, la boxeuse prend donc de bonnes résolutions pendant que ses
camarades s'activent sur l'île : elle dort. Elle se repose, elle profite.
Faire des trucs, c'est pas son métier. Rocky faite femme est une sportive, de
haut niveau. Elle n'est pas « monsieur et madame tout le monde », ce
sont ses mots. Elle a plus de besoins nutritionnels que la plèbe, ce qui
explique sans doute son inactivité sur le camp.
Les
autres, bien sûr, simples mortels, ne comprennent pas son raisonnement, mis à
part Taïg, lui aussi un dieu du stade. Les ex-Jaunes, tels les sans-slips de
1789, réclament l'égalité avec les Sportifs. Alors oui, certes, ils sont loin
d'être des
