Le blog télé

Auditions de Marseille et Strasbourg

jeu févr 21 23:00 Par Kevin Moulback


Quentin, le grand vainqueur de la Starac 7, a à peine achevé ses remerciements que la Nouvelle Star, l'autre émission de télé-réalité musicale, commence déjà ! Et me voici donc de retour pour vous rassasier de mes résumés hebdomadaires.

Cette année, l'impitoyable jury est presque entièrement renouvelé, mis à part le vétéran André Manoukian qui s'accroche à son fauteuil comme une moule à son rocher. Les autres ont préféré poursuivre leur carrière artistique ébouriffante. Marianne James la poursuit sans doute chez elle ce soir en regardant l'émission, un paquet de chips à la main. Les retraités ont été remplacés par Philippe Manœuvre, rédacteur en chef du magazine musical "Rock & Folk" et "encyclopédie musicale vivante ; le chanteur et compositeur Sinclair ; et enfin Lio, la fameuse brune qui ne compte pas pour des prunes, celle par qui le scandale arrive, celle qui prétendait encore il y a peu qu'elle préférerait mourir que de passer à la Starac en raison du "manque d'éthique total" de l'émission. L'éthique personnelle de Lio devait être plus souple en 2000 quand elle se produisait sans scrupule sur le plateau de Nikos, durant la toute première saison, celle que beaucoup d'artistes français avaient pourtant snobée. Jean-Marc Morandini a exhumé la vidéo qui révèle l'hypocrisie.

La bonne surprise de ce jury, c'est que Lio n'a apparemment pas remplacé Marianne James dans le rôle de la grande gueule comme on aurait pu s'y attendre. Comme l'explique son portrait, "Lio est avant tout une maman-poule. Mère de six enfants, elle apportera, en plus de son expérience, de la douceur et du réconfort aux candidats." C'est ce qu'elle a fait aujourd'hui, se comportant courtoisement avec les malheureux éconduits. Elle était de surcroît très en beauté ; je tiens à le souligner puisque c'est vrai. Et je crains que les occasions de complimenter les juges de la Nouvelle Star ne soient rares...

Comme chaque année, des milliers d'anonymes se sont pressés aux auditions dans l'espoir de devenir une vedette, ou tout simplement de passer quelques minutes à la télévision, quitte à s'y faire tourner en ridicule par de cruels censeurs. Pour être tout à fait franc, je suis assez sceptique quant à l'efficacité de ces castings. J'ai toujours un peu l'impression que leurs prétendues révélations sont en fait des pépites glanées par les maisons de disque sur Myspace ou bien récupérées dans d'autres castings. Il y avait en effet parmi les candidats distingués aujourd'hui plusieurs visages que j'avais déjà vus... et vous aussi peut-être.

Dès le début de cette nouvelle saison, le jury marque clairement ses préférences et souhaite assoir sa crédibilité. Ce qu'il recherche, c'est du sérieux. Il ne veut pas de rigolos. Eric, 31 ans, de Marseille, en fait les frais. Débarquant dans la salle d'audition avec une dent en moins, il manque en perdre quelques autres en trébuchant à son arrivée. Poursuivant ses facéties, il se livre à un hommage aux plus glorieux vainqueurs de la Nouvelle Star. Son mélange maladroit de "Double Je" de Christophe Willem et de " Moi... Lolita" de Julien Doré est exécuté par Sinclair d'une formule lapidaire : "Tu dégages un truc sympa mais tu chantes mal, hyper mal". Même sanction pour Julien, 26 ans, d'Aix-en-Provence, venu en dilettante avec une composition amusante sur le statut de RMIste. Le refrain inattendu - "Avec le RMI, je peux quand même bien délirer" - et l'hommage à Michel Rocard aussi. Le jury, qui n'aime pas les "branleurs", renvoie néanmoins l'auteur à ses foyers.

Julien avait prévu cette avanie. Voici ses explications dans leur intégralité. Elles le méritent : "J'en avais rien à faire de la musique à un moment. Et apparemment, j'avais une dégaine. Et un pote à moi qui faisait du rap me dit : 'Fais du rap'. Je dis : 'Ouais'. Donc, j'ai commencé à faire du rap. C'était pas bien, puis c'était un peu mieux, puis j'ai laissé tomber. J'ai fait du reggae, raggamuffin, tout ça. C'était pas bien, puis c'était mieux, puis c'était encore mieux, puis j'ai arrêté. Et là, Nouvelle Star, c'est le dernier recours. Après, ça va, quoi ! Certainement, je serai pas pris. Donc, souvenez-vous bien de moi, parce que c'est la dernière fois qu'on me voit."

C'est donc clair : le bon jury ne recherche pas de rigolos. Il ne recherche pas de séduisants jouvenceaux non plus. On n'est pas à la Starac ici, mais dans une émission sérieuse, qui veut découvrir de véritables talents et pas celui qui sera sur la prochaine couverture de "Fan de". Pas de chance pour Michaël, 24 ans, qui arrive tout droit d'Espeluche, un petit village près de Montélimar, accompagné de Coralie, sa chérie. Il a le bon look, un joli sourire, quelques piercing bien placés et le sourcil droit rasé (ça doit être la mode à Espeluche). Et surtout, il adore chanter. Comme l'explique Coralie, "il ne fait que chanter. Il chante partout. Il chante dans la voiture, il chante dans sa chambre, dans la salle de bain. Il chante partout, il ne fait que ça." On sent que ça doit être un plaisir de vivre avec lui. D'autant plus qu'il adore Mika et, comme tout ceux qui ont suivi le prime de la Starac du 25 janvier dernier le savent, tout le monde ne peut pas chanter du Mika. Cependant, contre toute attente, Michaël ne se débrouille pas trop mal sur "Grace Kelly" : il accélère certes le rythme mais il est loin d'être ridicule sur les parties en voix de tête. Pour le jury, cependant, la réponse est sans ambiguïté : c'est non et bon retour à Espeluche. Michaël est philosophe : "C'est pas grave. Je ferai éboueur. C'est pas grave". À moins que ce ne soit un code pour indiquer qu'il va se présenter au casting de la Starac 8.

Parmi les indésirables, il y a les rigolos, les beaux gosses et aussi les pires de tous : les ringards. Ceux-là, il ne faut pas seulement les renvoyer à leur anonymat le plus vite possible, mais les humilier au passage.

Premier exemple : André, 28 ans, qui est responsable de l'entretien des cours de tennis dans un complexe sportif niçois. Un événement a marqué son enfance. À l'âge de cinq ans, il été renversé par deux religieuses (des histoires comme ça, ça ne s'invente pas). Selon lui, "c'est là qu'a commencé son don pour la musique parce qu'elles ont beaucoup prié". Depuis, il veut devenir chanteur : "c'est dans son cœeur et dans sa peau". Il donne même des cours de chant. Pour Sandrine, son élève, "André ressort des émotions que c'est pas tout le monde qui ressort ça en chantant, même très bien". Pour Andrea, la cliente d'un bar où il se produit, "partout où il passe, il met une super ambiance". Eh oui, chose incroyable, des gens, de vraies gens, semblent l'apprécier. Mais pas le jury de la Nouvelle Star...

Pourtant, André a fait de gros efforts. Son petit frère, Benoît, styliste de profession, l'a conseillé dans sa garde-robe. "Je suis très exigeant, dit-il, j'évite de lui faire porter des choses qui ne lui vont pas." C'est pourquoi il lui a choisi une casquette à paillettes argentées du meilleur effet. Celle-ci suscite immédiatement les sourires narquois des honorables membres du jury. Pour être honnête, il faut bien reconnaître que la prestation d'André est désastreuse. Il massacre complètement "Fly Me to the Moon" de Frank Sinatra, puis "La Boîte de jazz" de Michel Jonasz. Sinclair lui porte le premier coup : "Tu chantes comme si tu aspirais les mots à l'envers". Philippe Manoeuvre l'achève : "J'ai exactement la même voix que toi et c'est par respect pour la musique que je n'ai jamais voulu l'exposer au public. Faut pas faire ça." Aux côtés de Virginie Efira en régie, le frère d'André est témoin de son exécution en règle et en a les larmes aux yeux. La caméra n'en perd pas une miette, bien sûr, montrant longuement son visage éploré. C'est là qu'on s'aperçoit que ce qui sépare la Nouvelle Star de Star Academy est à peu près aussi fin que du papier à cigarette.

Le jeu de massacre continue avec Cindy, 29 ans, de L'Hôpital. Esthéticienne à domicile, elle est aussi une vedette locale. Pour Manuela, une de ses clientes, "c'est un phénomène sur scène. Elle est vraiment authentique, elle fait passer plein d'émotions." Sébastien, un fan de la première heure, est devenu son mari et aussi son manager. Cindy a réussi à trouver son public en Lorraine ; elle a même un fan club. Didier, un de ses admirateurs les plus fervents, se dit transporté et émerveillé à chaque qu'elle chante. La désillusion sera cruelle pour Cindy... André Manoukian compare sa prestation à une séance de torture. Il est vrai que le mélange de "Parle-moi" de Nâdiya, "Mourir sur scène" de Dalida et "L'envie d'aimer" de la comédie musicale "Les Dix commandements" est plutôt indigeste et que l'interprétation de Cindy est loin d'être sobre. On lui reproche d'avoir "tous les tics ringards" et de chanter avec un "pathos qui n'existe plus depuis longtemps". Philippe Manœuvre résume la situation : "on cherche un chanteur qui définirait l'année 2008. Vous, vous chantez comme en 73 quand Dalida venait chez les Carpentier." Cindy s'efforce de rester stoïque face aux critiques ; Sébastien est effaré en régie. Malgré ses suppliques, Cindy la ringarde n'aura pas sa chance. "Ton problème, c'est toi, c'est pas les autres," lui assène André Manoukian, implacable. "Ta chance, tu l'as ratée combien de fois ?". La malheureuse quitte la salle pour s'effondrer en pleurs dans les bras de Virginie Efira ; elle veut tout abandonner. Derrière elle, le jury ricane.

André et Cindy viennent d'être sacrifiés sur l'autel de la modernité. Assez ironiquement, c'est aussi celui que prétend honorer Alexia Laroche-Joubert à la Starac. On est décidément toujours le ringard de quelqu'un. Et il est assez plaisant de voir les cinglants censeurs de la Starac comme ceux de Nouvelle Star courir désespérément après la modernité, c'est-à-dire la dernière tendance à la mode, tout en prétendant la devancer.

Mais ne nous attardons pas plus longtemps sur ces odieux ringards que certains, dans leur sombre province, ont le mauvais goût d'apprécier (ils ont de la merde dans les oreilles, nous dirait Marianne James). Passons aux glorieux artistes, éclatant de modernité, que le jury des professionnels a aimés et célébrés, uniquement pour des raisons artistiques bien sûr.

Il y a, par exemple, Céline, 27 ans, qui bénéficie d'un petit portrait. On y apprend qu'elle travaille au service Communication de la ville de Cannes. "C'est quelqu'un de très positif, qui ne baisse jamais les bras, nous confie sa collègue Coralie (celle-ci, vous l'aurez compris, n'est pas la chérie de Michaël). On apprend aussi que Céline a suspendu sa carrière musicale pour s'occuper de sa fille de six ans, Carla, pour laquelle elle a préparé un gateau d'anniversaire avant de la déposer chez sa mère, Maryse, et d'aller au casting. Comme vous pouvez vous en rendre compte, la Nouvelle Star est clairement une émission artistique : on n'y parle donc que de musique et certainement pas de la vie privée des gens, en particulier quand elle est d'une banalité à pleurer. Céline présente une de ses compositions : une chanson vaguement féministe qui compare les hommes à des voitures. Le jury est dubitatif. Elle prend alors sa guitare et interprète mollement "Diamonds on the Inside" de Ben Harper. Le jury est satisfait. Carla sera donc contente pour sa maman.

Après la gentille maman, on a droit à la leçon de courage. Yolaine, 34 ans, d'Aix-en-Provence, est une miraculée. Suite à un grave accident, elle s'est brisée la colonne vertébrale et marche depuis avec peine, appuyée sur des béquilles. Face à son handicap, les honorables membres du jury ont la subtilité d'un enfant de six ans, dans le genre "Mais qu'est-ce qu'elle a, la dame ?". Dès son arrivée, Philippe Manoeuvre l'interpelle : "Qu'est-ce qui vous est arrivé ?". Et pourquoi pas demander à Jamel Debbouze pourquoi il a toujours une main dans la poche ?! La malheureuse, rongée par le stress, chante "Le sac des filles" de Camille. Le jury est réservé. "Yolaine a complètement déstabilisé nos quatre professionnels", annonce gravement le commentaire. Philippe Manœuvre avoue ne pas arriver à la séparer de ses béquilles ; Sinclair dit être perdu. Ils sont vraiment très pros, ces professionnels... Heureusement, tout va mieux dès que Yolaine chante "Ça va, ça vient", une chanson composée en 1988 par André Manoukian pour sa compagne de l'époque, Liane Foly, que, soit dit en passant, il considère aujourd'hui comme une "ancienne chanteuse" (ça lui fera sûrement plaisir, elle qui sort un album en avril). Enfin unanime, le jury dit oui à Yolaine pour lui donner confiance. Ça ressemble davantage à une bonne action qu'à un choix artistique.

On continue dans l'édification des foules avec Arnaud, 28 ans, de Strasbourg. Celui-là, quand il a débarqué au casting, la production a dû sabler le champagne. C'est un jeune papa rocker et rebelle (c'est d'ailleurs marqué sur sa casquette), qui s'occupe très bien de sa petite fille de sept semaines (c'est Colette, sa femme, qui le dit). Et - incroyable coup de chance - il travaille pour une association qui vient en aide aux sans-abris. Joël, un pensionnaire du foyer, décrit Arnaud comme "quelqu'un de généreux, quelqu'un qui s'engage à fond dans ce qu'il fait. Grâce à Arnaud, dit-il, j'ai pu retrouver une vie, un travail et une santé." Bref, Arnaud est une sorte d'Abbé Pierre chantant et pouponnant, qui serait en plus joli garçon. Ça se gâte un peu dès qu'il chante. Il n'a visiblement pas le rythme dans la peau parce qu'il interprète "Elle m'a dit" de Cali, puis l'antique gospel "Amazing Grace" à toute vitesse. Le jury fait semblant d'hésiter : ce serait trop bête de se séparer d'un candidat pareil pour des raisons musicales. Heureusement, Arnaud réserve une dernière surprise : une composition originale ! Il s'agit d'une chanson, "Laurence", écrite en hommage à une SDF. Le jury écoute avec bienveillance ses vers de mirliton - on a droit à presque tous les mots du dictionnaire qui riment avec Laurence : romance, danse, insouciance - et donne finalement sa bénédiction à Arnaud.

Évidemment, il n'y a pas que des histoires de vie dans la Nouvelle Star. C'est une émission musicale, pas de la sordide télé-réalité. Il y a donc aussi d'incroyables expériences artistiques.

C'est ainsi que le jury tombe presque en pâmoison quand se présente Julien, 19 ans, de Toulon. Lui aussi est mignon, mais dans un genre respectable, vaguement beatnik. Une sorte de Tim Buckley très chevelu. Il interprète "Delicate" de Damien Rice. Si vous ne connaissez pas, c'est fait exprès : les références un peu obscures, c'est classe. Mais vous vous avez probablement déjà entendu Damien Rice sans le savoir en regardant "Lost, les disparus" ou bien "Grey's Anatomy". André Manoukian est en extase : "On a un vrai chanteur folk. Ça fait six ans que j'attendais ça". Lio est "sur le cul" et a envie de pleurer. Pff... c'est vraiment pas professionnel. Marianne James, elle, aurait vraiment pleuré et se serait peut-être même trainée aux pieds de Julien.

Un peu plus tard, après une longue journée de "travail", le jury va vraiment tomber en pâmoison quand arrive Madhi, 25 ans, de Vence. On nous apprend qu'il est passionné de sports de glisse, une information à classer résolument dans la catégorie "Rien à foutre". Madhi a choisi d'interpréter "The Pot" de Tool. Philippe Manoeuvre est impressionné par son choix ; il est seul à connaître ce "groupe de métal progressif". Et en plus, Madhi réussit à accomoder ce lourd plat métalleux avec une petite sauce qui swingue. Virgine Efira est subjugée et impose le silence en régie où, pour des raisons obscures, c'était un peu la fête du slip. Le jury est naturellement sous le charme (tu parles, un air que personne ne connaît interprété d'une façon à laquelle personne n'a jamais pensé, c'est le rêve) mais il demande néanmoins un petit morceau en français, sans doute pour démontrer l'étendue du talent de Madhi. Celui-ci hésite un peu et opte pour une chanson française typique : "Si tu savais combien je t'aime" du bluesman malien Boubacar Traore... Il l'interprète avec un redoutable accent africain. Le jury crie au génie. C'est au tour d'André Manoukian d'être "sur le cul". "Je ne regrette pas d'avoir signé ma sixième saison", dit-il. Vous qui pensiez que c'était uniquement pour l'argent ou pour passer à la télé, méchants que vous êtes !

Les auditions de Strasbourg ne semblent qu'être une suite interminable de déceptions jusqu'à ce qu'apparaisse Cindy, 17 ans, venue avec sa mère de Kingersheim. Elle interprète "Fever", en remplaçant la sensualité de Peggy Lee par une attitude aguicheuse puérile que l'adolescente pense sans doute être séductrice. Pour compléter sa prestation, elle assène "Garçon", le pseudo-rap pseudo-féministe de Koxie qui a encombré les ondes l'été dernier. Le jury est estomaqué par la "bonne énergie" et la "super présence" deCindy. André Manoukian, qui n'a vraiment pas peur du ridicule, estime même qu'elle "pourrait presque être une espèce d'Amy Winehouse à la française avec la défonce en moins." Cher André, Amy Winehouse se drogue peut-être mais pas suffisamment pour chanter "Garçon" en public. Si Cindy peut devenir quelque chose, c'est sans la nouvelle Julie (Nouvelle Star 2007) ou la nouvelle Lucie (Star Academy 7), bref le stéréotype ressassé de l'adolescente brunette, piquante et impertinente auquel les petites filles pourront peut-être s'identifier et qu'elles pourront soutenir avec leurs SMS.

Dans le genre stéréotype gonflant, on a droit un peu plus tard à Charlotte, 20 ans, de Wihr-sur-Val. Son originalité, c'est qu'elle porte un béret, comme Marina de la Starac 6 si ma mémoire est bonne, sauf que celui de Charlotte est rouge. C'est apparemment comme ça qu'elle a été repérée dans la file des candidats. Elle adapte très librement "Under the Bridge" des Red Hot Chili Peppers, puis livre une de ses compositions en anglais. Ça doit s'intituler "I Feel Safe" ; le reste du texte est difficile à comprendre. Le jury trouve Charlotte paresseuse (je ne sais pas pourquoi) mais talentueuse (je ne sais pas pourquoi non plus). Moi, je trouve qu'elle ressemble à Anaïs, à Camille, à Rose, etc. Le monde a-t-il vraiment besoin d'une nouvelle petite chanteuse sans nom de famille ?

Et moi, qu'est-ce que j'ai aimé ? Julien de Toulon et Madhi de Vence sont intéressants mais pas au point de leur tresser des couronnes (du moins pas encore). Par ailleurs, je devine vaguement chez Madhi un peu de l'astuce de Julien Doré, et ce n'est pas forcément un compliment. J'ai aimé le regard des membres du jury quand un sosie cravaté de Jesse McCartney a annoncé qu'il allait chanter "Hélène" de Roch Voisine. Il y avait tellement de mépris sans fard dans ce regard. J'ai aussi apprécié l'excellent ventriloque qui a interprété "Santiano" d'Hugues Aufray à l'aide d'une marionnette en forme de renne (ou de cerf peut-être). J'ai enfin été intéressé par Cédric, 34 ans, de Colmar qui a chanté "Still Loving You" de Scorpions avec une voix très proche de celle de Klaus Meine. La Nouvelle Star tient peut-être là son Paul Potts, le ténor qui a remporté la version britannique d'"Incroyable talent" en chantant du Puccini et a vendu deux millions d'albums dans la foulée. Mais celui que j'attends vraiment, comme tout le monde, c'est le garçon qui chantait "Seven Nation Army" des White Stripes à la fin du générique. Suite au prochain épisode...

 

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Commentaires

  • (1)

    quel plaisir de te lire à nouveau Kevin!! Et très en verve en plus :-) Je sais maintenant ce que je vais faire pendant la pause de midi du vendredi pendant les 3 prochains mois... merci et rdv la semaine prochaine alors!

    Ecrit par carobaldeyrou le ven févr 22 11:59 | Signalez un abus
  • (2)

    c'est bon de te revoir Kevin !!!

    Ecrit par heyjoe23 le ven févr 22 12:02 | Signalez un abus
  • (3)

    ça fait super plaisir de retrouver Kevin ! Depuis le matin j'attendais ça ! Quel talent, quel plume! Et en plus comme la Nouvelle Star s'annonce pas mal (je trouve - rien à voir avec l'autre truc de TF1 là), chic!

    Ecrit par rxra2 le ven févr 22 12:05 | Signalez un abus
  • (4)

    whaou....................

    Ecrit par joninphilippe le ven févr 22 12:08 | Signalez un abus
  • (5)

    Cher Kevin, Pour que l'analyse soit complète, il faudrait prendre au mot le jury. Ils cherchent la nouvelle star 2008 et malheureusement, de nombreux candidats ont déjà les tics ringards de 2008 qui feront marrer les spectateurs de 2028 quand de futurs apprentis chanteurs viendront interpréter du Alanis Morriset, Mariah Carrey, Christophe Mae, et tous les chanteurs de néo-folk comme le jeune garçon qui va chanter Seven Nation Army en qui vous fondez beaucoup d'espoir. L'émission sera totalement réussie et salutaire quand elle fustigera aussi bien les tics de 1973 et ceux de 2008. A ce petit jeu là, seul Christophe W. sortait magnifiquement du lot, pulvérisant les clichés, échappant aux modes de son temps et interprétant sans roublardise de belles chansons.

    Ecrit par ophirlevy le ven févr 22 12:12 | Signalez un abus
  • (6)

    Kevin, t'es vraiment trop top dans ton article. Compte-rendu fidèle de la soirée d'hier, humour, tendresse, j'ai beaucoup apprécié ta prestation...littéraire, et en plus, je suis d'accord avec tes jugements. Continue à me ravir. Denis

    Ecrit par deniscosta90 le ven févr 22 12:13 | Signalez un abus
  • (7)

    ouaiiiiii j'avais dans l'espoir que ça arrive. Super, moulback le retour !!! La staracadémie était supportable grace à toi. J'aime bien la nouvelle star, beaucoup plus serieux, meilleurs artistes, etc.... mais un grain de Moulback dans l'affaire sera parfait :) Merci de ton retour.

    Ecrit par konny4031 le ven févr 22 12:14 | Signalez un abus
  • (8)

    genial tes commentaires et tellement vrais

    Ecrit par doris.vigogne le ven févr 22 12:14 | Signalez un abus
  • (9)

    pfffff tout ça pour ça, encore une émission à la con, des candidats @#$%ux, et pire que tout, un journaliste qui se la joue critique ahahahahah va au lit, morveux !

    Ecrit par pamadebourg le ven févr 22 12:15 | Signalez un abus
  • (10)

    Moins drôle que les résumés du prime de la Star Ac'... Faut dire aussi que Nouvelle Star est plus difficilement attaquable car moins caricaturale

    Ecrit par muranonathalie le ven févr 22 12:15 | Signalez un abus