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Nouvelle Star :
victoire de Soan

mar juin 09 23:30 Par Romain de Fluctuat


Nous sommes mercredi, le suspense est inutile : la Nouvelle Star 2009, c'est Soan. Quand on a dit ça, on a tout dit. Le jeune homme qui fait déjà la une des tabloïds parce qu'il "fait peur à Leïla" (Closer) et dont Damien, autre candidat éliminé, ajoute qu'il "ne lui serrerait pas la main" s'il le croisait dans la rue, est donc l'élu de la saison 2009. On arrête là ? Bah, non, on continue.

Voilà, c'est fini. Au revoir Fifi, Dédé, Lio et Sinclair. Mais c'est toi l'épouvantail qui va le plus me manquer. L'épouvantail et Virginie Guilhaume. Ah oui, comment va-t-on passer l'année sans elle, sans ses blagues super drôles (à Sinclair, elle commence par un "je vais te manquer", pouffe un instant et continue en regardant la caméra, d'un sérieux robotique, "non, je vous rassure, ne croyez pas que je me permette une petite familiarité", coquine, va !) et sans ses expressions si typiques (dont cette réponse à Lio qui rappelle que c'est une émission formatée : "faut pas pousser mémé dans un vieux singe"). Mince. Vivement qu'elle revienne en direct.

Cette saison, en revanche, pas sûr qu'elle reste dans les annales. D'habitude fraîche et printanière, marquant l'arrivée des beaux jours du mois de juin (qui ne sont finalement pas arrivés), la Nouvelle Star 2009 restera le cru d'une sélection bien insipide et sans véritable découverte. Exit les Christophe Willem (qui n'a pas participé à l'émission à cause de bisbilles avec son ex-maison de disque), Julien Doré et autres Amel Bent ; et bonjour aux soirées Karaoké avec des chansons rejouées à la virgule près par un orchestre excellent. Pour le reste, on le sait : personne ne sera d'accord sur "qui est le plus mauvais ?", "qui chante le moins juste ?", "qui copie le plus ? " ou "qui est l'imposteur ?". Surtout quand c'est l'imposteur qui gagne. Et ça rempile l'année prochaine a promis Thomas Valentin, le directeur de M6, même si les supporters enfiévrés semblent déserter l'émission : 200 000 téléspectateurs de moins en moyenne par rapport à 2008.

Quant au "praillme" d'hier soir, il donnait principalement envie d'investir dans une méthode Assimil de l'anglais sans peine. Entre l'anglais-chamallow de Leïla, l'anglais-borborygme de Soan et le Wok&Woll de Philippe Manœuvre (tiens, il cuisine chinois ?), on priait entre chaque chanson pour que la langue de Shakespeare et de Battlestar Galactica cesse d'être esquintée.

Comment te dire adieu ?

Tout a débuté gentiment par un "YMCA" des Village People (super choix musical, rien à dire, ça assoit la crédibilité de l'émission) collégial sans Damien et Mahdi (hummm... sans Damien, dites-vous ?). Et les deux finalistes (Soan et Leïla, pour ceux qui débarquent) ont chanté trois chansons et trois duos. Comme l'émission devait durer deux heures vingt, on a eu aussi le droit à de nombreux reportages tout à fait géniaux et pas du tout lénifiants : un hommage au jury et ses bonnes phrases ; les casseroles de l'année qui parlent mal anglais (pas de quoi pavoiser, pourtant) ; soigner une tendinite au coude ; les coulisses de Jérôme (l'animateur toujours aussi pimpant de W9) ; ce qui se passe pendant les coupures pub ; ce qui se passe pendant qu'on diffuse le reportage sur ce qui se passe pendant les coupures pub ; une sélection des plus beaux vases de l'époque Ming ; les amis de Leïla ; la traque du castor roux en Mésoamérique ; l'avis des gens sur un marché ; un exposé bref mais captivant sur le béton en zone rurale ; les amis de Soan (au passage, gros coup de pub pour le bar La Liberté que je déconseille vivement : les habitués y sont un peu trop habitués et n'apprécient guère les cars de touristes) et un reportage sur chaque candidat.

Should I Stay Or Should I Go ?

Au cours de son reportage, Leïla revient sur son incroyable parcours, "l'outsider de la Nouvelle Star". Souriante, douce, délicate, la jeune native de Bourgbarré était trop gentille pour la France, qui vit dans un climat d'insécurité terrible, rappelons-le. Ou peut-être est-ce parce qu'elle ouvre la bouche en grand quand elle chante et que ça déstabilise le public de voir le fond d'une gorge. Il paraît d'ailleurs qu'elle a eu le soutien inconditionnel de tous les médecins ORL de France.

Un vote sanction contre... Lio ?

Son "Crazy" laisse de marbre Manoukian : "y'a des vélos qui ne se pédalent pas, y'a des chansons qui désarçonnent" (ça ne veut rien dire, non ?). Sinclair renchérit dans l'incompréhensible : "t'as été faux tout au long de la chanson, j'ai dû enlever mes lunettes pour mieux t'entendre". Seule Lio s'enthousiasme. Et l'enthousiasme de Lio ne suffit pas, semble-t-il, à faire voter pour Leïla. D'ailleurs, cette victoire de Soan, n'est-ce pas plutôt un vote-sanction contre Lio ? La question mérite d'être posée (la réponse ne mérite pas d'être apportée).

Sur "I don't know" de Noa, chanson difficile, carton de bleus. Sinclair apprécie la prise de risque et ajoute : "t'as réussi à trouver ta voix, merci, j'en avais marre des chansons de rues". Bien vu (et pan dans les dents pour Soan). Personne n'a noté le plus génial de la chanson : la position verticale du bras qui tient le micro. C'est un truc de star : ça s'appelle "l'effet attelle" et c'est très difficile à réaliser.

Elle termine assez magiquement par une reprise de "Fais-moi une place", "un très joli point d'orgue" dit Manoukian (ouah, le naze, c'était du piano) aux bords des larmes (l'angoisse de retrouver Liane Foly ?). Sinclair - pro Camelia-Jordana comme il le dira sur W9 - achève la soirée : "Tu as très bien fait l'amour à cette chanson".

Here's to You

Soan se demande dans son reportage si les gens ne l'aiment pas sur un malentendu. Ou peut-être s'agit-il d'une arnaque au téléphone ? Il réclamait les Béru la semaine dernière, Virginie avait même dit : "et pourquoi pas ? on peut tout se permettre à la nouvelle star". Pourtant son appel ne sera pas entendu.

D'abord, un "J'veux du soleil" d'Au p'tit bonheur qui appelle l'orage et moissonne les bleus. Manoukian - qui n'en fait jamais trop - s'extasie : "On est dans un praillme où on a un accordéoniste !". Dingue ! Pascal Sevran lui manque tant que ça ?

Manœuvre qui a les oreilles définitivement abimées par des années de Wok&Woll n'en revient pas non plus : "t'étais convaincu du truc et tu chantais juste". Juste ?
Ensuite, Noir Désir et "Aux sombres héros de l'amer" qui pêche pour Lio et Sinclair. La première, on le sait, ne se cache pas d'une certaine animosité envers Bertrand Cantat et n'hésite pas à en parler par sous-entendu presqu'aussi finement qu'un débat électoral entre... je sais pas, moi... disons Bayrou et Cohn-Bendit. Enfin, quand l'interprète de "Banana Split" explique : "je me suis rendu compte à quel point les paroles de cette chanson étaient creuses", on ne peut que pouffer intérieurement. Ceci dit, je ne vais pas me moquer : pendant des années, j'étais persuadé que ça parlait d'un chapeau mexicain. Et pour Sinclair, en rouge aussi, Soan a fait le "strict minimum".

Enfin, le jeune homme reprend "Break On Through" des Doors. Si on pensait que le jury est impartial, on aurait éteint la télé : Soan chante la première strophe enchaînant glorieusement les "blèkontrou" et descend dans la fosse pour un bain de foule dont il ne ressort pas et arrête de chanter pendant que le groupe - impeccable - continue de jouer une reprise identique en tous points à l'original. Et c'est fini. Ovation du public et trois bleus (oui Sinclair n'aime pas beaucoup Soan). Si Noir Désir était le strict minimum, The Doors, c'était le RSA de la soirée.

La France a peur

Soan chausse les lunettes de Camelia-Jordana, on hésite entre un signe d'amitié ou une ultime provocation, Maître Nadjar arrive, les résultats ont été bien évidemment très serrés, "ça s'est battu jusqu'à la dernière minute entre les supporters des deux camps". Il explique que dans son enveloppe : "il y a les résultats et le nom de la Nouvelle Star 2009" (non, sans blague, on croyait que c'étaient des confettis). Virginie ouvre l'enveloppe, fait traîner le suspense, annonce enfin Soan et les confettis pleuvent sur la scène alors qu'on les croyait dans l'enveloppe. Quelle cruche, ce maître Nadjar.

Moi aussi, je suis comme Virginie, je veux remercier. Merci à Daniel, Fluctuat, Yahoo!, mes compagnons de Twitter, les commentateurs de Yahoo!, toute la clique qui vient ici régulièrement (je ne les cite pas, ce serait trop long) et bien sûr Kevin Moulback. Adieu.

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Commentaires

  • (451)

    A... A.I : il faudrait que j'apprenne l'espéranto pour vous parler ou... il y a toujours ce problème de "son" ?(sourires, take it easy so !). Bonne soirée à vous !

    Ecrit par ntxuan2 le jeu juin 25 18:31 | Signalez un abus
  • (452)

    D'après R. Escot, spécialiste de rugby international, journaliste à l'équipe Magazine, et J. Rivière (Un siècle de rugby - Nov.2008) : "Sport de voyous pratiqué par des gentlemen : c'est ainsi que je rugby se définissait à la fin du XIX siècle". A cette époque, déjà, il ne laissait personne indifférent. Complexe et subtil dans son élaboration, universel dans l'expression de ses valeurs, il n'a cessé depuis de fasciner. De la soule au Trophée Webb Ellis, d'un collège du Warwick-shire aux clochers du Sud-Ouest, plus de mille récits, assortis d'une riche chronologie, racontent la balle ovale en ses innombrables rebondissements. Ils font revivre les petites histoires autant que les grands exploits de ce sport équipe. Illustré de centaines de photos inédites, Un siècle de rugby est plus qu'une encyclopédie. C'est un merveilleux voyage." Une référence pour les fans de ce sport de combat. Avec tout mes respect.

    Ecrit par ntxuan2 le jeu juin 25 19:19 | Signalez un abus
  • (453)

    D'après R. Escot, spécialiste de rugby international, journaliste à l'équipe Magazine, et J. Rivière (Un siècle de rugby - Nov.2008) : "Sport de voyous pratiqué par des gentlemen : c'est ainsi que je rugby se définissait à la fin du XIX siècle". A cette époque, déjà, il ne laissait personne indifférent. Complexe et subtil dans son élaboration, universel dans l'expression de ses valeurs, il n'a cessé depuis de fasciner. De la soule au Trophée Webb Ellis, d'un collège du Warwick-shire aux clochers du Sud-Ouest, plus de mille récits, assortis d'une riche chronologie, racontent la balle ovale en ses innombrables rebondissements. Ils font revivre les petites histoires autant que les grands exploits de ce sport équipe. Illustré de centaines de photos inédites, Un siècle de rugby est plus qu'une encyclopédie. C'est un merveilleux voyage." Une référence pour les fans de ce sport de combat. Avec tout mes respects.

    Ecrit par ntxuan2 le jeu juin 25 19:19 | Signalez un abus
  • (454)

    A News Stars : "Connais-toi toi même" disait Socrate (conseil et avertissement)

    Ecrit par ntxuan2 le jeu juin 25 19:27 | Signalez un abus
  • (455)

    Un petit coucou aux artistes de "Plus belle la vie", les fans et candidat(e)s et lauréat(e)s de NS ;o)... super, j'adore ! Bonne continuation ! "Là où je t'amènerai..." Bravo F.P

    Ecrit par ntxuan2 le jeu juin 25 20:30 | Signalez un abus
  • (456)

    "Ce qui est important ne se voit pas... - Bien sûr... - C'est comme pour la fleur. Si tu aimes une fleur qui se trouve dans une étoile, c'est doux, la nuit, de regarder le ciel. Toutes les étoiles sont fleuries. - Bien sûr... C'est comme pour l'eau. Celle que tu m'as donnée à boire était comme une musique, à cause de la poulie et de la corde... tu te rappelles... elle était bonne. - Bien sûr... - Tu regarderas, la nuit, les étoiles. C'est trop petit chez moi pour que je te montre où se trouve la mienne. C'est mieux comme ça. Mon étoile, ça sera pour toi une des étoiles. Alors, toutes les étoiles, tu aimeras les regarder... Elles seront toutes tes amies. Et puis je vais te faire un cadeau... Il rit encore. - Ah ! petit bonhomme, petit bonhomme, j'aime entendre ce rire ! - Justement ce sera mon cadeau... ce sera comme pour l'eau... - Que veux-tu dire ? - Les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes. Pour les uns, qui voyagent, les étoiles sont des guides. Pour d'autres elles ne sont rien que de petites lumières. Pour d'autres, qui sont savants, elles sont des problèmes. Pour mon businessman elles étaient de l'or. Mais toutes ces étoiles-là se taisent. Toi, tu auras des étoiles comme personne n'en a... - Que veux-tu dire ? - Quand tu regardes le ciel, la nuit, puisque j'habiterai dans l'une d'elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire ! Et il rit encore. - Et quand tu seras consolé (on se console toujours) tu seras content de m'avoir connu. Tu seras toujours mon ami. Tu auras envie de rire avec moi." (Le Petit Prince - Antoine de Saint-Exupéry)

    Ecrit par ntxuan2 le sam juin 27 10:28 | Signalez un abus
  • (457)

    ;o))))

    Ecrit par ntxuan2 le mar juin 30 18:45 | Signalez un abus